Faux

Fabriqué

Marine Le Pen a-t-elle tweeté sur le dessin animé Masha et Michka ?

Le Pen cartoon

Une copie d’écran d’un faux tweet de Marine Le Pen, dans lequel la candidate du Front national critique le dessin animé à succès Masha et Michka, a été reprise sur Twitter dimanche 26 février.

Le tweet du compte anti-Front national “NTM le FN” a été partagé plus de 1.700 fois. Il est assorti du mot-clé #NantesMLP, dans le cadre de la venue de Marine Le Pen à Nantes pour un meeting.

Non seulement ce prétendu tweet de Marine Le Pen est introuvable sur le compte Twitter de la candidate, mais il est difficile d’en trouver la trace ailleurs sur le réseau social.

La personne à l’origine du tweet, qui préfère rester anonyme, a confirmé qu’il s’agissait d’un faux. Elle explique qu’il s’agissait “de démontrer à quel point il est facile de désinformer sur Twitter” et que sa démarche “s’inscrivait dans la lutte contre la fachosphère“. Ce montage était déjà sorti sur Facebook en décembre 2016 et avait été aimé plus de 13.000 fois.

Le site satirique secretnews.fr avait déjà publié un article sur le même sujet le 4 décembre 2016.

Crosscheckée par

Faux

Trompeur

Un pompier s’est-il fait crever un œil par “une racaille” ?

Pompier

Un post Facebook partagé plus de 125.000 fois affirme qu’un pompier a été éborgné par “une racaille” à l’occasion d’un rassemblement. Or, les faits remontent au mois de décembre 2013, et l’enquête menée par le procureur de Grenoble a été classée sans suite en avril 2014.

Publié le 22 février 2017, ce post de la page Facebook “Je soutiens nos pompiers” comporte un photomontage qui place côte à côte deux images. A gauche, celle de la visite du président François Hollande au chevet du jeune Théo, victime d’un viol présumé lors d’une interpellation, accompagnée de la légende “Théo la victime reçoit le soutien présidentiel”. A droite, celle du pompier Quentin Charron, assortie de la mention “Mais pas Quentin le pompier à l’œil crevé par la racaille ?”.

Quentin Charron a été blessé à Grenoble en décembre 2013. Toutefois, le tir ayant entraîné la perte de son œil provient des forces policières.  “Lors d’affrontements qui avaient éclaté entre les sapeurs-pompiers et les forces de l’ordre devant la préfecture de l’Isère en marge d’une manifestation des soldats du feu”, rapporte le Dauphiné Libéré. Mediapart souligne de son côté que l’affaire a été classée sans suite après que l’auteur du tir a été identifié par l’IGPN (Inspection générale de la police nationale).

Depuis sa publication sur Facebook, le post a été modifié six fois. Contrairement à ce que laissait entendre la première version du post, les blessures du jeune homme n’ont donc pas été occasionnées par une “racaille”. La dernière version du texte accompagnant les photos accable “une racaille des cités ou un policier racailleux”. Le photomontage initial n’a pas été modifié.

Faux

Mal rapporté

Le père Grégoire a-t-il été agressé à Avignon en février 2017?

Le père Grégoire

Depuis le 15 février, un texte dénonçant l’agression d’un prêtre à Avignon a été partagé plus de 35 000 fois sur les réseaux sociaux, mais il s’agit de faits remontant à 2013.

« Agression d’un prêtre lundi dernier, aucune info des médias», a affirmé le mercredi 15 février 2017 sur son compte Facebook Corentin Clamens, qui s’affiche comme un sympathisant du Front national. Il affiche également une photo du père Grégoire, prêtre de la paroisse Saint-Ruf d’Avignon (Vaucluse), le visage tuméfié.  

Cette information a été repérée par la rédaction de Centre-France, une des rédactions intégrées au projet de vérification d’information CrossCheck rassemblant plusieurs rédactions dans le cadre de la campagne présidentielle.

Le père Grégoire a effectivement été victime d’une agression de ce type, mais les faits remontent au mois de mai 2013. Plusieurs médias, dont l’AFP, le Midi Libre, la Provence ou le Dauphiné, ont rendu compte de cette affaire à l’époque des faits

En février 2015, cette agression avait déjà fait l’objet d’une fausse reprise sur le site Prêchi-Prêcha, qui relaie nombre de contenus favorables au Front national.